la France d'après

Le fascisme casqué, militaire, botté a disparu en tant que tel, remplacé par ce que Deleuze appelait les microfascismes. Revue de Presse de ces oppressions du quotidien. Envoyez moi vos trouvailles : faatmatiu@yahoo.fr

16 septembre 2008

Peut-on écrire que le Taser «présente un risque très important pour la santé» ?

Source: LIBERATION.FR

Peut-on écrire que le Taser «présente un risque très important pour la santé» ?

Le distributeur du pistolet électrique assignait aujourd'hui l'association de défense des droits de l'Homme RAIDH, qui avait publié sur son site un texte affirmant que cette arme «peut avoir des conséquences mortelles».
Philippe Brochen

Pour les uns, il s’agit du «simple droit à la liberté d’expression». Pour les autres, de «dénigrements de la marque et du nom commercial Taser» et de «dépassements de la liberté d’expression».
La 17e chambre du TGI de Paris jugeait cet après-midi l’association RAIDH (1) à la demande de la société SMP Technologies, distributeur français du TaserX26. Ce pistolet à impulsions électriques équipe depuis 2004 la police nationale, la gendarmerie et l’armée. Qualifié d’arme «non-létale» par ses fabricants et ceux qui le commercialisent, il envoie sur sa cible deux dards délivrant une décharge de 50.000 volts paralysante.
«Taser, dernière gégène ?»
En avril et mai 2007, RAIDH avait mis en ligne sur son site Internet un texte titré «Taser, dernière gégène au pays des droits de l’homme?» dans lequel il était écrit, entre autres, selon SMP Technologies, que «l’usage du Taser présente un risque très important pour la santé et la vie des personnes» et que cette «arme (…) peut avoir des conséquences mortelles tout en laissant croire qu’elle est inoffensive».
L’importateur français du Taser poursuivait également l’association pour avoir diffusé un flyer titré «Electrochoc» appelant à une «soirée anti-Taser» le 21 avril 2007. Ce prospectus donnait à voir un robot tenant à la main un pistolet Taser et dont le torse portait une cible avec à l’intérieur le corps d’un homme décédé.
«Ces allégations jettent un discrédit sur le nom et la marque Taser, a dénoncé Me Gladel, avocate de SMP Technologies. Elles apparaissent d’autant plus absurdes du fait qu’une marque ou un nom commercial ne peuvent avoir des conséquences mortelles. Enfin, les produits de la marque Taser sont non-mortels, ce que confirment nombre d’études scientifiques et commerciales.»
«Amalgames» et «contre-vérités»
Rappelant que le Taser était distribué dans 83 pays, Me Gladel a déploré des «amalgames» et des «contre-vérités». Et l’avocate de regretter que RAIDH, «partie en campagne contre le Taser il y a deux ans», ne fournisse «aucune preuve médicale ou scientifique» pour étayer ses critiques.
De son coté, Me Jean-Pierre Sulzer, conseil de l’association, a plaidé «l’irrecevabilité de l’action». «SMP Technologies n’est pas propriétaire du nom Taser», selon lui. De plus, «il ne peut pas y avoir de dénigrement» au sens juridique «puisque RAIDH n’est pas concurrent commercial de SMP Technologies. Hors la notion de dénigrement de produit n’existe pas hors du cadre concurrentiel».
Conclusion de Me Sulzer: «Il s’agit d’un simple exercice de la liberté d’expression classique». Et l’avocat de rappeler les réserves émises tant par Amnesty International que par la comité de l’ONU contre la torture, «qui vient de dire que le Taser est dangereux et peut s’assimiler à de la torture».
Besancenot poursuivi lui aussi
SMP Technologies demande 50.000 euros au titre du préjudice subi. RAIDH réclame pour sa part la même somme pour réparer «le caractère abusif» de l’assignation. Le jugement a été mis en délibéré au 20 octobre.
Les hasards du calendrier judiciaire font que ce jour-là sera jugé Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, poursuivi en diffamation par SMP Technologies pour avoir déclaré sur Canal+, le 2 novembre 2007, que «le problème de ce petit pistolet, qui a l’air d’un jouet tout simple et très sympathique, c’est qu’il a déjà causé des dizaines de morts aux Etats-Unis».

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08 septembre 2008

Accusée d’outrage, Maria Vuillet a été relaxée

 

SOURCE: L'HUMANITE.FR

Accusée d’outrage, Maria Vuillet a été relaxée

      

Justice . Un sous-préfet assurait que cette mère de famille l’avait traité de « facho » lors de la journée d’hommage à Guy Môquet.

      

« C’est une bonne nouvelle pour elle, mais aussi pour l’État de droit », résume un internaute. Hier, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Maria Vuillet, cette mère de famille franco-colombienne accusée d’avoir outragé, l’année dernière, un sous-préfet lors de la journée d’hommage à Guy Môquet. « Les circonstances de l’incident rendaient difficile une condamnation », a apprécié l’avocat de la prévenue, Me Thierry Lévy.

       

Copieusement hué

       

Le 22 octobre 2007, plusieurs dizaines de lycéens s’étaient rassemblés devant le lycée Carnot du XVIIe arrondissement pour dénoncer « la récupération politicienne » de la mémoire du jeune résistant communiste, dont la lettre devait être lue dans les établissements à la demande expresse de Nicolas Sarkozy. Une cinquantaine de manifestants avaient ensuite prolongé leur action dans la station de métro Guy-Môquet où le sous-préfet Frédéric Lacave devait rendre un hommage officiel. Copieusement hué, le haut fonctionnaire se serait alors adressé à Maria Vuillet, venue soutenir sa fille lycéenne, en lui disant : « Attention, je représente la République ». La mère de famille affirme avoir répondu : « Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet. » Le sous-préfet, lui, aurait entendu : « Vous représentez l’État. Vous représentez Sarko. Sarko facho. Donc vous êtes facho. »

       

Lors de l’audience du 10 juillet, la fille de Maria Vuillet avait reconnu que les mots « Sarko facho » avaient été prononcés durant les incidents. Mais pas par sa mère. De son côté, Frédéric Lacave avait, pour appuyer ses dires, mis en avant le témoignage de son chauffeur. Un témoignage suspect. Selon la main courante d’un officier de police judiciaire, présent sur les lieux, le fameux chauffeur n’était pas aux côtés du sous-préfet au moment où les prétendues paroles ont été prononcées… Dans sa plaidoirie, Me Thierry Lévy avait donc accusé Frédéric Lacave de mensonge. Mais aussi tenté de convaincre le tribunal qu’il ne pouvait condamner Maria Vuillet alors que le président de la République « employait sans cesse des expressions outrageantes, voire injurieuses, quand des personnes s’opposent à lui ».

       

Doute sur l’identité

       

Le parquet avait requis une amende de 1 000 euros. Finalement, le juge ne l’a pas suivi. Hier, l’avocat de Frédéric Lacave, Me Cyril Fergon, a reconnu qu’il pouvait y avoir un doute sur l’identité des personnes qui avaient réellement prononcé ces mots. « Et ce doute a bénéficié à Mme Vuillet. » Selon lui, son client, absent à l’audience, ne devrait pas faire appel. De son côté, Thierry Lévy savoure ce jugement : « Il montre que la justice n’est pas aux ordres. »

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Hortefeux affaiblit le rôle de la Cimade dans les centres de rétention

SOURCE:LIBERATION.FR

Hortefeux affaiblit le rôle de la Cimade dans les centres de rétention
CATHERINE COROLLER

La Cimade est-elle sanctionnée pour avoir dénoncé les conditions d’enfermement des sans-papiers dans les centres de rétention administrative (CRA) ? Le 22 août, le ministère de l’Immigration a publié un décret rognant sérieusement ses prérogatives en la matière. Depuis 1985, cette association était la seule habilitée à pénétrer dans les CRA pour y apporter une aide juridique aux étrangers en attente d’expulsion.

Braises. En avril, ses responsables s’étaient publiquement inquiétés de l’avenir de cette mission après s’être entendu dire que leurs témoignages sur les incidents dans les centres de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) et du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) avaient «agacé les pouvoirs publics». Bien avant que n’éclate l’incendie volontaire qui a détruit fin juin le CRA de Vincennes, la Cimade avait tiré la sonnette d’alarme sur la situation dans ce centre. Et, après l’incendie, elle avait soutenu les militants du Réseau Education sans frontières (RESF) accusés par le gouvernement d’avoir attisé les braises par leurs manifestations.

D’où ce décret, vu par la Cimade, comme une sanction. Ses responsables parlent même d’un «démantèlement de toute possibilité sérieuse d’accompagnement et de défense» des étrangers en rétention. Alors qu’une même association pouvait dans le passé assurer sa mission dans l’ensemble des CRA, la France sera divisée à l’avenir en «huit lots» et toute «personne morale» pourra postuler. En clair, l’aide juridique aux étrangers sera assurée par une multitude d’intervenants. «On supprime ainsi toute vision et cohérence d’ensemble», critique la Cimade. A moins que ce ne soit justement l’objectif recherché, le gouvernement était soupçonné de vouloir «émietter par la concurrence cette mission». Autre «innovation particulièrement choquante, selon la Cimade, l es textes veulent contraindre les associations à un devoir de neutralité et de confidentialité». En clair, plus aucune information ne devra sortir des CRA.

Engagements. Pour les responsables de la Cimade, la déception est rude. «C’est un coup qui nous tombe sur la tête», reconnaît Laurent Giovannoni, son secrétaire général. Selon lui, ce décret contredit les engagements pris par le ministre de l’Immigration au début de l’été. «Il avait parlé de deux ou trois lots mais jamais de huit», affirme-t-il. Par ailleurs, Brice Hortefeux ayant publiquement fait part de sa volonté de supprimer le «monopole» dont jouissait jusque-là la Cimade, l’association s’était rapprochée du Secours catholique. Or «les textes semblent indiquer qu’il ne va pas être possible pour les associations de se présenter en groupement», poursuit Giovannoni. Enfin, «Hortefeux n’avait jamais évoqué devant nous le devoir de neutralité et de confidentialité». La Cimade a demandé à être reçue par le ministre . Elle attend sa réponse.

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Les policiers municipaux dégainent le Taser

SOURCE:LIBERATION.FR

Société
Les policiers municipaux dégainent le Taser
Le décret qui paraîtra demain au Journal officiel autorise la police municipale à se doter de ces pistolets à impulsion électrique. Onze communes ont déjà fait la demande pour équiper leurs agents.

Après le pistolet automatique, le Taser. A partir de demain, les polices municipales pourront être équipées du fameux pistolet à impulsion électrique (PIE), au même titre que la police nationale. Le décret d'application sera publié demain au Journal officiel.
Le Taser (du nom de son fabriquant) a été utilisé en France par les policiers pour la première fois en 2004 et généralisé dans la police nationale et la gendarmerie en 2006. Actuellement, quelque 3.800 PIE de ce type seraient à la ceinture des forces de l'ordre.

Au début de l'été, la parution d'un premier décret avait fixé les conditions de formation des policiers municipaux à l'utilisation du Taser. A partir de demain, toutes les municipalités qui le souhaiteront pourront équiper leurs policiers maison de ce pistolet à impulsion électrique.

Portée maximale de dix mètres

Onze communes se sont déjà portées candidates: Hem (Nord), Le Raincy (Seine-Saint-Denis), Claye-Souilly (Seine-et-Marne), Emerainville (Seine-et-Marne), Etampes (Essonne), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Dole (Jura), Orange (Vaucluse), Toulouse (Haute-Garonne) et Venelles (Bouches-du-Rhône).

D'une portée maximale de dix mètres, le Taser propulse deux dards reliés au pistolet par deux filins. Lorsqu'elles ont atteint leur cible, les sondes déclenchent une onde électrique de 50.000 volts qui bloque le système nerveux, paralyse et fait chuter la personne qui reste immobile pendant quelques secondes, le temps que les policiers puissent la neutraliser.

Ce PIE,  qui avait déclenché une vive controverse lors de son arrivée en France, est équipé d'un dispositif vidéo qui permet d'enregistrer toute la scène. Ses détracteurs n'ont de cesse de rappeller que plusieurs morts suspectes ont été déplorées aux Etats-Unis (trois décès) et au Canada (deux décès) à la suite de l'utilisation du Taser. Mais aucune pour l'heure en France depuis son apparition, avancent ses partisans, le ministère de l'Intérieur en premier.

Enquête en France, morts suspectes au Canada et aux Etats-Unis

Reste qu'une enquête a été ouverte début août à la suite de l'utilisation d'un Taser par un policier de Vernon (Eure) contre un homme de 26 ans. Ce dernier avait été atteint à la tête, et les électrodes auraient pénétré de huit millimètres dans son front.

Fin 2007, le Comité de l'ONU contre la torture avait estimé que l'utilisation du Taser constituait "une forme de torture". Cette instance composée de dix experts indépendants avance même que "dans certains cas, l'usage du Taser peut même causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits survenus dans la pratique de cette arme électrique".

philippe brochen

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05 septembre 2008

« Casse-toi pov'con »: au tribunal pour outrage au Président

               

 

Nicolas Sarkozy s’est déplacé à Laval (Mayenne), le 28 août, notamment pour y annoncer la généralisation du RSA, le revenu de solidarité active. Un riverain mayennais, Hervé Eon, a voulu se rendre à la manifestation organisée contre le chef de l’Etat pour l’occasion. Une semaine après les faits, il a envoyé ce témoignage à Rue89.

Jeudi 28 août 2008, vers onze heures, je me rendais à vélo, à la manif contre la politique de Sarko, prévue à midi place de la mairie à Laval. J’avais prévu un carton (format 21 X 29,7 cm) sur lequel était inscrit « Casse-toi pov’con ». J’avais mis celui-ci en protection ventrale pour ne pas l’abimer.

Sur le trajet que j’ai emprunté, boulevard Félix Grat, j’ai entendu les sirènes des motards. Il devait s’agir du convoi présidentiel. Les motards enjoignaient les automobilistes de rouler vite pour libérer le passage. De nature prudent, je me suis rangé sur le côté du boulevard en restant juché sur mon vélo, sans même avoir le temps de me retourner, pour profiter du spectacle.

Embarqué au poste pour un écriteau

C’est alors, que deux personnages en civil, genre pitbulls (j’ai compris rapidement qu’ils s’agissait de deux flics), se sont rués sur moi, laissant mon vélo par terre et m’emmenant sur le trottoir, chacun d’eux me tenant un bras pour m’immobiliser et empêcher tout mouvement de ma part. Mais j’ai entendu que la voiture de Sarko passait. J’ai pu sortir mon carton, qui portait la mention « Casse toi pov’con » ce qui m’a valu d’être emmené au poste de police pour audition, étant accusé d’avoir offensé le président de la République.

Pour le transfert du boulevard Félix Grat au commissariat de Laval, les flics ont accepté de ne pas me menotter. Le véhicule ne pouvant pas transporter mon vélo, j’ai dû l’abandonner sur place (après l’avoir cadenassé).

Pour l’audition, j’ai déclaré ne pas reconnaître que le message était à destination de Sarko. J’ai dit considérer que le message était adressé à celui qui voulait bien le prendre pour lui et que de toutes façons cette expression était de langage courant puisque Sarko lui même l’utilisait.

Je suis néanmoins convoqué en qualité de prévenu, le 23 octobre 2008 à 14h00 devant le tribunal correctionnel de Laval, pour avoir à Laval, le 28 août 2008, en tout cas sur le territoire national et depuis temps n’emportant pas prescription, offensé par parole, écrit, image ou moyen de communication -en l’espèce un écriteau avec les inscriptions « Casse-toi pov’con »- le président de la République française.

Délit prévu par les articles 26, 23 al.1, 42 de la Loi du 29/07/1881 et Article 93-3 de la Loi 82-652 du 29/07/1982. Et réprimé par l’article 26 de la loi du 29/07/1881.
Cod Natinf : 2796 Délit pénal

       

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02 septembre 2008

Le chef de la police limogé après l'occupation de la villa de Christian Clavier

SOURCE: NOUVELOBS.COM

Le chef de la police limogé après l'occupation de la villa de Christian Clavier

NOUVELOBS.COM | 02.09.2008 | 10:18


Selon plusieurs médias, Nicolas Sarkozy, un proche de l'acteur, aurait lui-même demandé la démission de Dominique Rossi, coordinateur des forces de sécurité de l'Ile. Samedi, des indépendantistes avaient occupé pendant une heure la villa de l'acteur. François Bayrou dénonce "un fait du prince" tandis que François Hollande réclame "des explications".

Nicolas Sarkozy et Christian Clavier sur le plateau de l'émission "Vivement Dimanche" (Sipa)

Nicolas Sarkozy et Christian Clavier sur le plateau de l'émission "Vivement Dimanche" (Sipa) 

Le coordinateur des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, a été démis lundi 1er septembre de ses fonctions par le ministère de l'Intérieur. Une conséquence directe de l'occupation de la villa de Christian Clavier près de Porto-Vecchio par une cinquantaine de militants indépendantistes corses, selon Europe 1 et France Inter. Dominique Rossi supervisait les services de police et de gendarmerie de l’île de beauté.
Selon les deux radios, Nicolas Sarkozy aurait appelé l'acteur, un de ses amis proches, l'avertissant : "Il n'est pas question que tu payes pour notre amitié". Le chef de l'Etat aurait immédiatement demandé une enquête avant de demander la démission de Dominique Rossi.

Rafraîchissements

Samedi 30 août, des indépendantistes corses avaient occupé pendant une heure le jardin de la villa de Christian Clavier. En l’absence de l’acteur, ils ont été reçus par le personnel qui leur a offert des rafraîchissements avant une dispersion dans le calme. Plus tôt dans la matinée, les indépendantistes s'étaient rassemblés devant la mairie de Porto-Vecchio en signe de protestation "contre le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse", qui fait selon eux "la part trop belle à la colonisation de peuplement, favorisant ainsi l'installation de non-Corses".

Hollande veut "des explications"


Interrogé à ce sujet, François Hollande a jugé "inacceptable" la violation du domicile de Christian Clavier en Corse, affirmant "ne pas vouloir croire" que c'est parce que l'incident impliquait l'acteur, ami de Nicolas Sarkozy, que le responsable des forces de sécurité dans l'île a été sanctionné.
"La violation d'un domicile c'est inacceptable. En Corse, depuis des mois, il y en a eu des violations de domicile, des attentats. Je veux croire que ce n'est pas parce que c'est le domicile de Christian Clavier qu'il y a cette sanction. En matière de sécurité il n'y a pas des citoyens qui seraient plus protégés que d'autres", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste sur Europe 1.
"Cela mérite qu'on ait des explications", a-t-il ajouté.

"Le fait du prince", selon Bayrou

"C'est révélateur du régime dans lequel nous sommes, c'est le fait du prince", a de son côté réagi François Bayrou. "Parce que M. Christian Clavier, qui est un ami de vacances du président de la République, a eu a faire à des manifestants chez lui (...), on met à la porte le coordinateur de l'ensemble de la sécurité publique de la Corse", a déploré le président du MoDem sur France-Inter.
François Bayrou a dénoncé des "décisions arbitraires et disproportionnées qui montrent à quoi on arrive quand tous les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains et quand le copinage avec les puissants remplace la raison d'Etat".

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01 septembre 2008

Des clandestins arrêtés sur le chantier d’un centre de rétention

SOURCE REUTERS

Des clandestins arrêtés sur le chantier d’un centre de rétention

Quatre travailleurs clandestins travaillant à l’extension du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) ont été interpellés mardi et jeudi derniers et placés en rétention dans ce même centre, apprend-on de source policière.

L’extension du centre avait été commandée par le ministère de la Défense et attribuée à la société Levaux.

"Cette situation absurde démontre que ce sont les pouvoirs publics qui asservissent les sans papiers. Ceux-là même qui nous accusent d’incitation à l’émeute sont ceux qui favorisent l’appel d’air. Nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux", a déclaré à Reuters Rodolphe Nettier, président de l’association SOS soutien aux sans papiers.

Une manifestation de cette association avait conduit, samedi 2 août, à des échauffourées entre policiers et sans papiers au CRA du Mesnil-Amelot.

Le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux avait parlé d’incitations à l’émeute émanant d’un "groupuscule d’extrême gauche".

La préfecture de Seine-et-Marne n’a pas souhaité communiquer sur ce dossier.

Dans un communiqué, le Parti socialiste estime que "ce nouvel épisode illustre l’absurdité de la politique migratoire du gouvernement, qui criminalise des étrangers intégrés qui gagnent dignement leur vie dans des secteurs ou ils sont indispensables."

"Brice Hortefeux doit s’expliquer immédiatement sur l’emploi de ces étrangers en situation irrégulière sur un chantier public dans des conditions illégales", écrit le secrétaire national du PS à l’égalité, Faouzi Lamdaoui.


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07 août 2008

L’inquiétude grandit face au fichage policier fourre-tout

SOURCE:LIBERATION.FR

L’inquiétude grandit face  au fichage policier fourre-tout


Un élu a déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre le fichier Edvige, qui permet notamment de ficher les mineurs dès 13 ans.

De notre correspondant à Lyon   OLIVIER BERTRAND

Un premier recours est arrivé mercredi au Conseil d’Etat contre le fichier Edvige. Un élu lyonnais, Etienne Tête, conteste les décrets publiés le 1er juillet, et qui permettent notamment de ficher les élus, leurs mœurs et leurs fréquentations, mais aussi les mineurs à partir de 13 ans. Edvige (pour exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) sera gérée par la Direction centrale du renseignement intérieur, fusion des anciennes directions des renseignements généraux et de la surveillance du territoire (lire ci-dessous). Sa mise en place, ainsi que le phénomène du fichage (la police et la gendarmerie totalisent 37 fichiers différents) provoque de très vives inquiétudes, et une forte mobilisation. Une pétition, lancée le 10 juillet, a déjà recueilli plus de 50 000 signatures, dont celles émanant de près de 500 organisations.

Vie familiale. L’auteur de la requête n’est pas inconnu pour les juges administratifs. Conseiller régional écologiste et adjoint au maire de Lyon, Etienne Tête est souvent critiqué par ses collègues de la gauche lyonnaise pour son juridisme, même lorsqu’il n’y a pas d’enjeu politique. Mais c’est lui qui avait obtenu du Conseil d’Etat, en 1998, l’invalidation de Charles Millon, réélu quelques mois plus tôt président du conseil régional Rhône-Alpes, avec les voix du Front national. Cette fois, il aligne les potentielles failles juridiques, pour traduire en droit l’inquiétude (quasi) générale. Sa requête s’appuie surtout sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale et n’autorise l’ingérence des autorités publiques que lorsque cela est «nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.» Or, relève Etienne Tête, le premier article du décret instituant Edvige est beaucoup plus liberticide, car bien plus général. Il autorise en effet le fichage des élus, des syndicalistes, et de tous ceux qui sollicitent un mandat, lorsque ces informations sont «nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités». L’élu note par ailleurs qu’un certain nombre d’informations qu’il est possible de collecter sont inutiles à la garantie de la sûreté nationale, ou à la prévention des infractions. Notamment les renseignements de nature privée. «Difficile, illustre-t-il, de comprendre l’intérêt […] de préciser que tel élu, maire d’une très grande ville de France aurait telle ou telle orientation sexuelle».

Rectifications. Concernant les mineurs, Tête relève que pour la Convention européenne des droits de l’homme, l’une des conditions de la légalité d’un fichier reste le droit d’accès pour les personnes concernées. Or, note-t-il, un mineur ne pourra demander sa fiche, ni réclamer des rectifications. La requête soulève encore une série d’éventuels vices de forme, et se demande, moqueuse, s’il n’y aurait pas une atteinte à la dignité de la femme. Edvige et Cristina (autre fichier liberticide, lire ci-contre), sont des noms féminins. «Choix curieux» quand «fichier» et «traitement» sont masculins. «Le gouvernement, en choisissant des prénoms de femme, porte atteinte, selon Tête, à l’image de la femme.»

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31 juillet 2008

Tout antisarkozyste est-il un chien ?

SOURCE: LEMONDE.FR

Tout antisarkozyste est-il un chien ?, par Alain Badiou

   

LE MONDE | 24.07.08 | 11h24  •  Mis à jour le 24.07.08 | 12h07

es ennemis de toute politique autre que celle qu'ils nomment très à tort "démocratie", vu qu'elle est, de notoriété publique, le pouvoir d'une maigre oligarchie de dirigeants d'entreprise, de détenteurs de capitaux, de politiciens consensuels et de stars médiatiques, ont inventé depuis quelques années un truc dont ils usent maintenant contre quiconque leur déplaît : insinuer qu'il est antisémite. J'ai l'honneur d'être flanqué de vrais professionnels de cette insinuation.

S'agissant de mon avant-dernier livre, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, qui a plu à pas mal de monde, et qu'il fallait de ce fait même stigmatiser le plus vite possible, il était dur d'y trouver, même en mentant comme un arracheur de dents, de quoi alimenter le truc de l'antisémitisme. Pas la moindre allusion au mot "juif". Eh bien, les professionnels de la délation, les sycophantes, en ont trouvé quand même ! M. Assouline a remarqué, sur son blog, que je traitais de "rats" les socialistes entrés au gouvernement Sarkozy, et, par voie de conséquence, Sarkozy lui-même, d'"homme aux rats".

Quelqu'un de très modérément cultivé sait aussitôt que j'entrelace ici, non sans une subtilité rhétorique qui mériterait des éloges, la métaphore des rats qui quittent le navire, la légende du joueur de flûte qui entraîne les rats hors de la ville, et le cas, décrit par Freud, de "l'homme aux rats" comme exemple type de l'obsession. M. Assouline est-il cultivé ? Il sait en tout cas où il veut en venir. Depuis la dernière guerre et les nazis (suivez mon regard), proclame-t-il, personne n'a plus traité qui que ce soit de rat. Par ailleurs, il y a des juifs dans la généalogie de Sarkozy. Donc… Vous voyez ? Hein ? Vous voyez bien ?

Le plus drôle est que le chef de file des intellectuels médiatiques commis à la Restauration, Bernard-Henri Lévy, saute sur l'occasion, sans citer du reste sa source, M. Assouline. Citons, nous, BHL (dans Le Monde du 22 juillet)  :  "Dans un livre récent, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, Alain Badiou s'autorisait de sa juste lutte contre l' immonde pour réintroduire dans le lexique politique des métaphores zoologiques ( les rats … l'homme aux rats ) dont le Sartre de la préface aux Damnés de la terre avait pourtant démontré, sans appel, qu'elles sont toujours la marque du fascisme."

Alors là ! Sartre ! Tout du long de l'essai fondamental Les Communistes et la paix, écrit au début des années 1950 (Les Temps modernes, 1952), il appelle "rats" les anticommunistes. Il le fait certainement avec d'autant plus de bonne humeur qu'il a été lui-même traité de "hyène dactylographe", non par les fascistes, mais par ses alliés communistes. Le même Sartre avait du reste prononcé la sentence fameuse :  "Tout anticommuniste est un chien." Comme quoi, bien après la guerre, les animaux étaient mis à contribution de toutes parts… Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal ont fait l'éloge de Tony Blair. Utilisant une comparaison chinoise, je les ai appelés des "blaireaux de la même colline". Blair, blaireaux… Que les délateurs prennent note  :  j'ai ajouté aux "métaphores zoologiques" l'ignominie des jeux de mots sur les noms propres. Aucun respect de la personne humaine.

Eh bien, finalement, je plaide coupable. J'utilise en effet sans remords les "métaphores zoologiques". Ce qui caractérise la politique, même si le capitalo-parlementarisme pousse sa domination jusqu'à vouloir nous le faire oublier, c'est qu'il y a des ennemis. Et pourquoi diable, si ce sont de vrais ennemis, me serait-il interdit de les injurier ? De les comparer à des vautours, à des chacals, à des butors, à des linottes sans tête, et même à des rats, à des vipères, lubriques ou pas, voire à des hyènes, dactylographes ou pas ? On ne peut pas toujours comparer les gens à des aigles, comme on l'a fait pour Bossuet, ni même à des bœufs, comme ce fut le cas pour le président du conseil Joseph Laniel, ou encore à des renards, comme c'était courant s'agissant de Mitterrand.

Et puis, mesdames, messieurs, un peu d'humour. A supposer que Ségolène Royal me fasse penser à une chèvre peinte et le premier ministre Fillon à une fouine endormie, ne croyez pas, quel que soit votre animal favori, qu'il faille grimper au plafond !


Alain Badiou est philosophe

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22 juillet 2008

Vigile insulté: classement sans suite des plaintes

SOURCE: A.P

Vigile insulté: classement sans suite des plaintes

AP | 22.07.2008 | 16:10

Le parquet de Créteil a classé sans suite jeudi dernier les plaintes déposées en mai dernier par SOS-Racisme et un vigile de supermarché qui disait avoir été victime d'insultes racistes de la part d'un fonctionnaire du ministère de l'Immigration, a annoncé l'avocat de la défense, Me Mathieu Davy, mardi, dans un communiqué.

Le vigile d'origine congolaise, Pierre-Damien Kitenge, avait porté plainte début mai pour "diffamation et injure à caractère racial" contre Gautier Béranger, responsable de communication au ministère de l'Immigration. Il accuse ce dernier de l'avoir insulté et traité de "sale Noir" lors d'un passage à la caisse d'un Carrefour à Charenton-le-Pont (Val de Marne) alors qu'il voulait vérifier ses papiers pour un paiement par chèque.

SOS-Racisme avait porté plainte de son côté mi-mai pour "subornation de témoins" affirmant que le plaignant avait fait l'objet de pressions pour qu'il cesse son action en justice.

Entendu par la police après le dépôt de plainte de M. Kitenge, Gautier Béranger "niait les faits", a indiqué son avocat. "Il versait au surplus des attestations du caissier et du chef de service de la sécurité, tous deux présents au moment des faits, témoignant de ce qu'ils n'avaient jamais entendu de tels propos", a précisé Me Davy.

"Comment a-t-il obtenu ces attestations, c'est bizarre", s'est insurgé de son côté Me Patrick Klugman, l'avocat des plaignants, joint par l'Associated Press. "Je suis très choqué par ce classement parce qu'on n'a pas pris la peine d'enquêter dans cette affaire".

L'avocat a annoncé qu'il allait porter plainte avec constitution de partie civile pour M. Kitenge et SOS-Racisme. "Malgré les qualités du principal mis en cause, je ne pense par qu'il y ait eu des instructions de classement", a-t-il insisté. "Nous nous sommes heurtés à l'indifférence du parquet par rapport à la question du racisme". "Mon client a perdu son emploi. Pour lui, la double peine n'a pas vraiment été abrogée", s'est désolé Me Klugman.

La nouvelle plainte "sera, nous l'espérons, l'occasion que de réelles investigations soient effectuées dans une affaire dans laquelle nous avons le sentiment que tout n'a pas été mis en oeuvre pour que la vérité éclate", a précisé SOS-Racisme dans un communiqué. "Par ailleurs, les pressions et l'auto-intoxication qui auront prévalu auprès des 'courageux' témoins de la scène qui jusqu'à aujourd'hui ont gardé le silence sur ce qu'ils avaient entendu sont dommageables et répréhensibles", juge l'association.

"Elles le sont d'autant plus que Monsieur Kitenge, du fait de cette situation, est aujourd'hui une victime que non seulement la justice a pour l'instant refusé de rétablir dans sa dignité mais également une personne qui, suite à cette affaire, a perdu son emploi", souligne SOS-Racisme.

"Gautier Béranger a fait face à trois mois d'accusations lourdes sans le moindre recoupement", a insisté pour sa part Me Davy dans un communiqué. "Il a été victime d'une grave dénonciation calomnieuse dont les auteurs, quels que soient leurs mobiles, mythomanie, zèle ou récupération politique, doivent prendre conscience, tout d'abord du tort fait gratuitement à un homme, mais ensuite, et peut-être surtout, de ses conséquences désastreuses et contre-productives pour la lutte contre le racisme dans notre société". AP

Posté par matiu à 17:37 - police, justice, et autres chiens de garde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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