la France d'après

Le fascisme casqué, militaire, botté a disparu en tant que tel, remplacé par ce que Deleuze appelait les microfascismes. Revue de Presse de ces oppressions du quotidien. Envoyez moi vos trouvailles : faatmatiu@yahoo.fr

24 février 2009

Pantouflage de Pérol: le gros mensonge de Sarkozy

SOURCE: LIBERATION.FR

Pantouflage de Pérol: le gros mensonge de Sarkozy

Contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, la commission de déontologie ne s'est pas prononcée sur la nomination du conseiller de l'Elysée à la tête du futur groupe Banque populaire - Caisse d'épargne.

Grégoire Biseau

Nicolas Sarkozy a manifestement quelques soucis avec la déontologie. Depuis Rome, lors du sommet franco-italien, le président de la République a déclaré devant la presse que la future nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, à la tête du groupe Caisse d’épargne/ Banque Populaire ne posait pas de «problème» aux yeux de la commission de déontologie.
Cette dernière est censée se prononcer en cas de pantouflage, c’est-à-dire de départ d’un fonctionnaire vers le privé pour vérifier qu’il n’existe pas de conflits d’intérêts potentiels. D’après Sarkozy, cette commission de déontologie «a donné son point de vue, et son point de vue a été communiqué aux deux banques. Il sera rendu public et vous verrez qu’une fois de plus c’est la différence entre une polémique et un problème, de problème il n’y en a pas».
Il semble que le président de la République prenne ses rêves pour la réalité. Car ladite Commission n’a pas été saisie du cas Pérol. Et ne s’est pas réunie pour en discuter. «On n’a jamais évoqué le cas de François Pérol, assure un membre de la commission, puisque notre prochaine réunion est prévue pour le 11 mars».
A l’Elysée, un porte-parole tente de rattraper le coup en expliquant que «la commission ne s’est pas encore réunie, mais elle a émis un avis "off", positif, qu’elle a communiqué aux banques. C’est ce qui se passe dans les cas d’urgence».
En réalité, il semble bien que cette procédure d’urgence soit totalement inconnue: «Cela fait des années que je siège à cette commission, et à ma connaissance une telle procédure n’a jamais été convoquée». Interrogé par Libération, le président de la commission de déontologie Olivier Fouquet n’a pas souhaité répondre à nos messages. Quant aux banques, elles refusent de dire si elles ont ou non reçu le fameux avis off, de la commission. Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de problème…

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30 décembre 2008

Balkanyland : deux lycéens en butte à la répression

SOURCE: PLUME DE PRESSE

Balkanyland : deux lycéens en butte à la répression

Encore un mensonge assermenté

mardi 30 décembre 2008, par  Olivier Bonnet


                        

pb"La mission de la Police Municipale est claire : assurer la protection des Levalloisiens et de leurs biens, indique le site de la mairie de la ville. Les 81 policiers municipaux et 55 agents de surveillance de la voie publique travaillent au quotidien en collaboration avec la Police Nationale." A l’occasion, ils jouent aussi le rôle de milice aux ordres du premier magistrat de la ville, le repris de justice Patrick Balkany. Si vous ne connaissez pas l’individu, nous vous invitons à lire Sarkozy, qui sont tes amis ? L’improbable Patrick Balkany. "On est en France et on se pince. Depuis que Sarkozy a été élu, il se croit plus que jamais au-dessus des lois, mais on nage en plein despotisme", dit de lui sur Rue89 la mère d’un lycéen poursuivi avec un camarade pour "résistance" à la police. De quoi s’agit-il ? L’affaire remonte au 17 novembre dernier. Le Conseil municipal examine ce jour-là le budget de la ville et une trentaine de militants du Mouvement solidaire pour le logement (MSL) ont décidé d’assister aux débats. Parmi eux, Baptiste et Vincent, deux jeunes de 17 ans, fils de parents militant dans l’opposition à Levallois-Perret et par ailleurs engagés dans le mouvement de contestation lycéenne. La présence du MSL déplaît à Balkany, qui a convoqué une cinquantaine de policiers (municipaux et nationaux), contre deux ou trois lors d’un Conseil municipal ordinaire. Le collectif entend "attirer l’attention de la mairie sur les problèmes de logement et obtenir un Rendez-vous avec le cabinet du maire, explique un communiqué publié par 11 organisations (CNL, FSU, JCR, LCR, MSL, NPA, PCF, PS, Solidaires, SUD-PTT, UL CGT). Depuis plus d’un an, la mairie refuse de recevoir le collectif, alors que plusieurs familles sont dans des situations très urgentes et risquent même l’expulsion." Dans le même temps, Balkany est accusé de placer ses amis en priorité dans le parc de logements sociaux, comme par exemple l’ex-tennisman Henri Leconte, élu sur la liste de la majorité et logé en HLM, dans un duplex de 88 mètres carrés comme l’a révélé Le Parisien.

La suite est racontée par Rue89, citant le témoignage d’une militante PS présente dans le public : "Dans les gradins, elle dit avoir entendu les policiers en faction parler d’aller "chercher les renforts" lorsque Patrick Balkany "a commencé à protester contre l’opposition". Les séances sont en effet toujours très agitées à Levallois, où l’opposition municipale accuse depuis longtemps la mairie de "confisquer le débat démocratique, par exemple en coupant les micros lorsque l’opposition s’exprime". Toutes les personnes présentes - dans le public, sur les gradins du haut, comme en bas, dans la salle - rapportent que le couple Balkany a amprotesté vivement contre "quelques gloussements et des applaudissements lorsqu’un représentant de l’opposition a bravé les sifflets des groupies de Balkany". Pour Annie Mandois (élue PCF, Nda), "Balkany cherchait un prétexte contre le MSL, sinon pourquoi avoir mobilisé une cinquantaine de policiers ?" C’est aussi l’avis d’Anne-Eugénie Faure, conseillère municipale socialiste depuis le mois de mars. Et avocate des deux mineurs depuis lundi. Suite à ce chahut et tandis que les renforts arrivent, Patrick Balkany demande une suspension de séance. Elle dure environ quinze minutes, durant lesquelles le gros des élus passent dans la salle contiguë, où les attendent des petits fours." Pendant que ces messieurs-dames se restaurent, la police évacue les militants du MSL : "Les jeunes ont refusé de quitter les lieux en faisant la pierre et les policiers s’en sont saisis brutalement, raconte Maître Faure, les ont levés de force. On a alors vu une grappe d’une cinquantaine de policiers qui embarquaient les jeunes, mais pas entendu particulièrement de cris." Dix-sept d’entre eux sont conduits au commissariat puis relâchés, sauf Baptiste et Vincent, maintenus pendant deux nuits en garde-à-vue ! "Ils n’ont pas dormi pendant 48 heures et ont vécu une expérience traumatisante, s’indigne leur avocate. On a fait subir quelque chose de très grave à deux enfants (...) qui ont voulu résister à leur exclusion du conseil municipal au prétexte qu’ils n’étaient pas d’accord avec le maire." Les deux lycéens affirment en effet avoir résisté sans violence, mais ce n’est pas la version de la police : "deux fonctionnaires de police se sont plaints de « blessures » pendant la nuit. Les deux mineurs sont déférés devant le Juge des Enfants du Tribunal de Grande Instance de Nanterre qui les met en examen, l’un pour « résistance », l’autre pour « résistance et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique », résume leur comité de soutien, qui a mis en ligne une pétition réclamant l’arrêt des poursuites contre eux, signée par de nombreuses personnalités de premier plan (Gérard Aschieri, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Monseigneur Gaillot, Noël Mamère, Pierre Moscovici...). "On doit pouvoir exprimer ses opinions à Levallois-Perret comme partout en France, même quand on a dix-sept ans", protestent-elles. Mais Balkanyland est-il régi par les lois de la démocratie ?

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29 novembre 2008

«Casse-toi pauvre con» contre «Casse-toi pauvre con»

SOURCE: LIBELYON.FR

«Casse-toi pauvre con» contre «Casse-toi pauvre con»

TRIBUNE - Libération publie ce matin une tribune d'Etienne Tête, conseiller régional Vert en Rhône-Alpes, et (dernier) adjoint au maire de Lyon. L'élu y analyse la différence de traitement judiciaire entre une insulte prononcée par le Président de la République, et la même injure, proférée à son encontre...

"«Casse-toi pauvre con» et «Casse-toi pauvre con». Aucune différence ? Erreur ! Le premier a été prononcé par le président de la République, au Salon de l’agriculture en février, à l’adresse d’un visiteur qui déclinait de lui serrer la main. Aucune poursuite, aucune condamnation. Le deuxième orne une pancarte, exhibée par un citoyen au cours d’une visite présidentielle, en mémoire du premier propos de Nicolas Sarkozy.

Sur poursuite du procureur de la République, le sujet ordinaire est condamné à 30 euros avec sursis. La punition est symbolique. Il s’agit d’une illustration ô combien coutumière du propos de Jean de La Fontaine, «que vous soyez puissant ou misérable…». Sur le plan de la théorie pénale, l’attitude du juge de première instance paraît conciliante. La Cour de cassation qui se penche sur la nature des propos qui sont ou ne sont pas injurieux, a déjà validé une répression pour la même expression. Cependant, d’aucuns estimeront que l’excuse de provocation aurait dû bénéficier au prévenu. Malgré cela, l’anecdote mérite mieux que raillerie et galéjade.

Ce «petit mot» met en lumière la portée de la réforme constitutionnelle voulue par Jacques Chirac à son profit, au bénéfice de ses successeurs, et sa contradiction avec la convention européenne des droits de l’homme.

L’article 67 de la Constitution indique que «Le président … ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.» Très concrètement, aucun individu ne peut saisir la justice, tant civile que pénale, à l’encontre du citoyen Sarkozy dans ses actes qui ne relèvent pas de sa fonction. C’est loin d’être une hypothèse d’école. Le Président a voulu divorcer, c’est lui qui a saisi le juge. Si Cécilia Sarkozy avait voulu demander un divorce pour faute, impossible. Sur le plan théorique, elle devait accepter le devoir conjugal jusqu’à la fin du mandat, «heureusement réduit à cinq ans».

De son côté, la Cour européenne a encore une fois condamné, le 16 novembre 2006, un Etat (la Grèce) pour son refus de lever l’immunité parlementaire. La gardienne des droits de l’homme juge de manière constante que l’immunité entrave l’exercice du droit d’accès à la justice lorsque les actes incriminés ne sont pas liés à l’exercice de la fonction stricto sensu. La France, en protégeant le président de la République de toute action en justice, même pour des faits antérieurs à sa fonction ou sans lien direct avec sa mission, ne respecte plus les droits de l’homme.

Avec la conception singulière de Nicolas Sarkozy de son rôle de président de la République, la situation s’est aggravée. Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing utilisaient la justice avec parcimonie. François Mitterrand et Jacques Chirac ne semblent pas avoir pratiqué les prétoires, notamment à l’encontre des journalistes. En un peu plus d’un an, l’actuel locataire de l’Elysée en serait à sa sixième procédure. L’iniquité est grande. «Le prince» a le droit d’être procédurier, mais personne n’a le droit de l’être à son encontre. Pour ultime paradoxe, la partie gagnante ne pourra faire exécuter les dommages-intérêts à l’encontre du Président.

Les conditions du fonctionnement de la justice se sont encore détériorées. La Cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France, le 10 juillet, en raison du rôle du procureur de la République. Celui-ci n’est pas une «autorité judiciaire» au sens de la Cour car il lui manque, en particulier, l’indépendance à l’égard du pouvoir exécutif pour pouvoir être ainsi qualifié.

Si l’on ne veut pas que la France, qui s’est construite dans l’image de la déclaration des droits de l’homme de 1789, sorte de l’ensemble des nations démocratiques, il devient impérieux de repenser non seulement notre Constitution, mais encore le rôle du parquet dans le procès pénal. L’égalité des citoyens sera mieux assurée lorsque chacun connaîtra la vérité tant sur les «affaires Chirac», qui ont occupé les médias sous le précédent quinquennat, que sur les transactions immobilières, révélées par un hebdomadaire satirique et passées entre l’ancien maire de Neuilly, la SEM 92 et un promoteur dans une période comprise entre juin 1997 et juin 2004.

Monarque et manants devraient écouter Georges Brassens : «C’est injuste, madame, et c’est désobligeant que ce morceau de roi de votre anatomie porte le même nom qu’une foule de gens.» Ils éviteraient le ridicule de la France… et les tribunaux. "

Etienne TETE

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20 novembre 2008

Villepin, et le décret providentiel

SOURCE: ARRETSURIMAGES.NET

chronique Le 20/11/2008 Par Daniel Schneidermann
Villepin, et le décret providentiel
Rubrique : Censures douces

Tiens, revoilà Villepin. On le voit au 20 Heures, sur des images d'archives, entrer au Palais de Justice, en souriant toujours crânement. On apprend qu'il est renvoyé en Correctionnelle, dans la ténébreuse affaire Clearstream. La nouvelle s'intercale dans les journaux télévisés, entre les échanges de horions socialistes et la grève des profs.
Tend-on un peu l'oreille, on entend des déclarations outrées: l'ancien Premier ministre serait traité comme un dissident soviétique. On ne réagit pas, supposant confusément que Villepin en a fait autant quand il était au pouvoir. Y serait-il encore, que Sarkozy, sans doute, ne serait pas mieux traité que Villepin ne l'est aujourd'hui. A l'inverse des bruyants socialistes, les chefs de guerre de la droite cachent leurs poignards, mais les lames sont trempées au curare. Bref, il est improbable que les infortunes de Villepin déclencheront dans les forums d'@si des torrents de compassion.
Mais il faut aller fouiller dans le fond des dépêches obscures, pour lire des nouvelles comme celle-ci: l'un des deux juges qui viennent de renvoyer Villepin en Correctionnelle, Henri Pons, devait être muté le 3 novembre à Montpellier. Catastophe ! Le dossier Villepin n'était pas bouclé. Les choses eûssent risqué d'être retardées. Heureux hasard ! La fatale mutation a été différée de dix-sept jours. Par un beau décret. Signé par qui ? Par le président de la République en personne. Mais oui, entre deux directives à Poutine et à Bush, il a trouvé le temps de se pencher sur la mutation à Montpellier d'un magistrat. Le président de la République, ce n'est pas ce justiciable nommé Sarkozy Nicolas, partie civile dans l'affaire Clearstream, et directement intéressé au renvoi de Villepin en Correctionnelle ? Mais si, c'est le même. Et qu'en dit la presse ? Rien. Elle est occupée ailleurs. Par quel prodige d'anesthésie sommes-nous dans un pays, dans lequel ce genre de nouvelles ne fait pas la Une ? C'est un mystère de plus.

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02 septembre 2008

Le chef de la police limogé après l'occupation de la villa de Christian Clavier

SOURCE: NOUVELOBS.COM

Le chef de la police limogé après l'occupation de la villa de Christian Clavier

NOUVELOBS.COM | 02.09.2008 | 10:18


Selon plusieurs médias, Nicolas Sarkozy, un proche de l'acteur, aurait lui-même demandé la démission de Dominique Rossi, coordinateur des forces de sécurité de l'Ile. Samedi, des indépendantistes avaient occupé pendant une heure la villa de l'acteur. François Bayrou dénonce "un fait du prince" tandis que François Hollande réclame "des explications".

Nicolas Sarkozy et Christian Clavier sur le plateau de l'émission "Vivement Dimanche" (Sipa)

Nicolas Sarkozy et Christian Clavier sur le plateau de l'émission "Vivement Dimanche" (Sipa) 

Le coordinateur des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, a été démis lundi 1er septembre de ses fonctions par le ministère de l'Intérieur. Une conséquence directe de l'occupation de la villa de Christian Clavier près de Porto-Vecchio par une cinquantaine de militants indépendantistes corses, selon Europe 1 et France Inter. Dominique Rossi supervisait les services de police et de gendarmerie de l’île de beauté.
Selon les deux radios, Nicolas Sarkozy aurait appelé l'acteur, un de ses amis proches, l'avertissant : "Il n'est pas question que tu payes pour notre amitié". Le chef de l'Etat aurait immédiatement demandé une enquête avant de demander la démission de Dominique Rossi.

Rafraîchissements

Samedi 30 août, des indépendantistes corses avaient occupé pendant une heure le jardin de la villa de Christian Clavier. En l’absence de l’acteur, ils ont été reçus par le personnel qui leur a offert des rafraîchissements avant une dispersion dans le calme. Plus tôt dans la matinée, les indépendantistes s'étaient rassemblés devant la mairie de Porto-Vecchio en signe de protestation "contre le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse", qui fait selon eux "la part trop belle à la colonisation de peuplement, favorisant ainsi l'installation de non-Corses".

Hollande veut "des explications"


Interrogé à ce sujet, François Hollande a jugé "inacceptable" la violation du domicile de Christian Clavier en Corse, affirmant "ne pas vouloir croire" que c'est parce que l'incident impliquait l'acteur, ami de Nicolas Sarkozy, que le responsable des forces de sécurité dans l'île a été sanctionné.
"La violation d'un domicile c'est inacceptable. En Corse, depuis des mois, il y en a eu des violations de domicile, des attentats. Je veux croire que ce n'est pas parce que c'est le domicile de Christian Clavier qu'il y a cette sanction. En matière de sécurité il n'y a pas des citoyens qui seraient plus protégés que d'autres", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste sur Europe 1.
"Cela mérite qu'on ait des explications", a-t-il ajouté.

"Le fait du prince", selon Bayrou

"C'est révélateur du régime dans lequel nous sommes, c'est le fait du prince", a de son côté réagi François Bayrou. "Parce que M. Christian Clavier, qui est un ami de vacances du président de la République, a eu a faire à des manifestants chez lui (...), on met à la porte le coordinateur de l'ensemble de la sécurité publique de la Corse", a déploré le président du MoDem sur France-Inter.
François Bayrou a dénoncé des "décisions arbitraires et disproportionnées qui montrent à quoi on arrive quand tous les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains et quand le copinage avec les puissants remplace la raison d'Etat".

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01 septembre 2008

Des clandestins arrêtés sur le chantier d’un centre de rétention

SOURCE REUTERS

Des clandestins arrêtés sur le chantier d’un centre de rétention

Quatre travailleurs clandestins travaillant à l’extension du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) ont été interpellés mardi et jeudi derniers et placés en rétention dans ce même centre, apprend-on de source policière.

L’extension du centre avait été commandée par le ministère de la Défense et attribuée à la société Levaux.

"Cette situation absurde démontre que ce sont les pouvoirs publics qui asservissent les sans papiers. Ceux-là même qui nous accusent d’incitation à l’émeute sont ceux qui favorisent l’appel d’air. Nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux", a déclaré à Reuters Rodolphe Nettier, président de l’association SOS soutien aux sans papiers.

Une manifestation de cette association avait conduit, samedi 2 août, à des échauffourées entre policiers et sans papiers au CRA du Mesnil-Amelot.

Le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux avait parlé d’incitations à l’émeute émanant d’un "groupuscule d’extrême gauche".

La préfecture de Seine-et-Marne n’a pas souhaité communiquer sur ce dossier.

Dans un communiqué, le Parti socialiste estime que "ce nouvel épisode illustre l’absurdité de la politique migratoire du gouvernement, qui criminalise des étrangers intégrés qui gagnent dignement leur vie dans des secteurs ou ils sont indispensables."

"Brice Hortefeux doit s’expliquer immédiatement sur l’emploi de ces étrangers en situation irrégulière sur un chantier public dans des conditions illégales", écrit le secrétaire national du PS à l’égalité, Faouzi Lamdaoui.


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29 avril 2008

N.Sarkozy confond (3X) nationalité et permis de séjour...

Relevé par l'équipe d'Arrêt sur Image.
Lors de son show télévisé N.Sarkozy confond, par 3 fois, obtention de la nationalité et obtention d'un titre de séjour régulier.


Sarkozy confond trois fois titre de séjour et nationalité
envoyé par asi

A noter aussi cette affirmation totalement décomplexée: Je fais une politique pour quelques uns, pas pour tous, les français ont raison de le croire"

Sarko Lapsus révélateur !
par rastanarko

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27 mars 2008

Un gros bobard de Devedjian

SOURCE : LIBEBLOG "COUPS DROITS"

auteur: Alain Auffray

Un gros bobard de Devedjian

Deved Plus c'est gros, mieux ça passe.

Lundi 17 mars 2008, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, reçoit la  presse au siège du parti, rue de la Boétie, pour tirer les leçons des élections municipales  de la veille. 

Il veut démontrer que la défaite n'est que "toute relative" .

Dans les villes de plus de 30 000 habitants,  la gauche avait perdu 39 villes en 2001, la droite n’en a perdu que 38 pour ce nouveau scrutin. iIl est, par ailleurs, à noter que 18 des 22 ministres ont été élus ou réélus, alors qu’en 2001, l’ensemble des ministres du gouvernement Jospin avait été battu.

C'est faux ! Plusieurs ministres de Jospin ont été élus maire en 2001.

Mais les journalistes présents —nous sommes une bonne trentaine— ne réagissent pas. Devedjian est tellement péremptoire qu'on se dit qu'il doit dire à peu près la vérité. On l'avait d'ailleurs entendu la veille sortir impunément le même bobard sur les plateaux de télévision.

En réalité, sur les 33 membres du gouvernement de Lionel Jospin, 18 étaient têtes de liste aux municipales: 13 ont été élus ; et cinq battus (Guigou à Avignon, Moscovici à Montbéliard, Lang à Blois, Gayssot à Béziers et Voynet à Dole).

Parler tant qu'on a la parole, contrer l'adversaire à tous prix, sans craindre de dire tout et son contraire: c'est une habitude chez les politiques. Et en période électorale, les mensonges, petits et gros se ramassent à la pelle.

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26 mars 2008

Les sources des journalistes

Le PDG de l'agence de presse Capa Hervé Chabalier et l'avocat William Bourdon estiment que le projet de loi sur la protection des sources est une "fausse bonne nouvelle", dans une tribune publiée dans le Monde daté mercredi.

Le projet de loi de Rachida Dati sur la protection du secret des sources des journalistes sera examiné le 8 avril par l'Assemblée nationale.

Pour le PDG de Capa et William Bourdon, ce projet est une "fausse bonne nouvelle" car il "affaiblit, plus qu'il ne le garantit, ce principe essentiel pour la liberté de la presse", qu'est le secret des sources.

"La loi du 29 juillet 1881 sera enrichie d'un nouvel article qui a tout pour séduire", commentent-ils, en citant l'article du projet de loi selon lequel le secret des sources est "protégé afin de permettre l'information du public sur des questions d'intérêt général".

"Malheureusement, suit un funeste alinéa qui fusille ce principe", poursuivent-ils. Le deuxième alinéa dispose en effet qu'il "ne peut être porté atteinte à ce secret que lorsqu'un intérêt impérieux l'impose". "En particulier, il ne peut y être porté atteinte au cours d'une procédure pénale qu'à titre exceptionnel, si la nature et la particulière gravité du crime ou du délit sur lesquels elle porte ainsi que les nécessités des investigations le justifient", poursuit le projet.

Le PDG de Capa et l'avocat regrettent que "le projet laisse les juges, au cas par cas, guidés par leur subjectivité, libres de nous expliquer quelles sont les limites du secret des sources". Ils estiment que "la notion de +particulière gravité+ ne veut rien dire".

Pour eux, la réforme se situe "très loin des recommandations" de la Cour européenne des droits de l'Homme en la matière.

Pour eux, le projet de loi "ne peut satisfaire les tenants d'une information libre et indépendante, indispensable outil de la démocratie".

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25 février 2008

L’intégriste Laguérie félicité par Sarkozy

SOURCE: GOLIAS.FR


L’intégriste Laguérie félicité par Sarkozy !
Christian Terras
Nicolas Sarkozy,président de la République a fait parvenir un message de « félicitations » à quatre diacres catholiques intégristes « ralliés » qui ont été ordonnés à Rome, à St Jean du Latran, samedi dernier dans le cadre de l’Institut du Bon Pasteur de l’ex prêtre lefebvriste Philippe Laguérie. Ce dernier a en effet confirmé l’information selon laquelle le président français avait « confié le soin à son chef de cabinet » d’indiquer combien il avait été « sensible » à la nouvelle de ces ordinations et de transmettre « personnellement » tous ses voeux et « félicitations aux futurs diacres ». Un message qui a été lu à la fin de la cérémonie d’ordination des quatre diacres (la dernière étape avant de devenir prêtres et d’être ordonnés au sacerdoce).

L’Institut du Bon Pasteur, dont le siège est à Bordeaux, est une structure ecclésiastique créee sur mesure par le pape Benoît XVI en septembre 2006 pour aider à réintégrer dans les circuits de l’Eglise catholique les disciples de l’évêque intégriste Marcel Lefebvre (voir à ce sujet notre ouvrage « Le retour des intégristes » aux éditions Golias, septembre 2007 ).

Rappelons que la France est la plaque tournante dans le monde  des intégristes catholiques qui refusent les enseignements du Concile Vatican II, notamment sur la liberté religieuse et le dialogue inter-religieux, et qui célèbrent la messe en latin, le dos tourné à l’assemblée.

Précisons aussi que l’abbé Laguérie avant de « rallier » l’Eglise catholique avec l’Institut du Bon Pasteur, a été de 1984 à 1997 le curé de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, occupé illégalement par les lefebvristes depuis 1977.

L’application du discours du Latran

Pour comprendre la démarche actuelle du président de la République à l’égard de l’abbé Laguérie, il convient de se remémorer le discours que Nicolas Sarkozy avait prononcé à Rome le 20 décembre dernier à Saint Jean de Latran, la cathédrale du Pape (voir à ce sujet Golias hebdo numéro 9 et le numéro 118 de la revue Golias en cours de parution).

Un discours qui avait fini par provoquer une vive polémique, Nicolas Sarkozy, non content d’exalter les « racines chrétiennes de la France » et d’évoquer « les souffrances » provoquées chez les catholiques par la mise en oeuvre de la mise en place de la laïcité avec la loi de 1905, avait exhorté urbi et orbi, les congrégations, les prêtres, l’épiscopat même et pour finir... les séminaristes.

Et là encore, le président français va pâtir avec eux, comme jamais il ne le fera avec aucun sans-papiers ou autres insignifiants du pays.

C’est que les séminaristes en valent la peine ! Et en tant qu’Evêque-Président, Constantin Sarkozy va même les réconforter dans leur foi : « je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves ».

Enfin, pour parfaire son identification personnelle aux ministres de droit divin, tels du moins qu’il les rêve, il joue la confidence : "Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié, on l’est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu’on n’est pas Président de la République à moitié... je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi même je sais ceux que j’ai faits pour réaliser la mienne".

Et plus loin  dans ce discours fleuve écrit pour lui par son chef de cabinet, la très  catholique conservatrice Emmanuelle Mignon (récemment rendue célèbre sur sa sortie à propos des sectes !), Nicolas Sarkozy n’hésita pas à mettre en concurrence l’instituteur de la laïque et le curé :« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé... parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ».

Le message de « félicitations » envoyé aux disciples intégristes de l’abbé Laguérie, via son directeur de cabinet,Emmanuelle Mignon, s’inscrit parfaitement dans la logique du discours du Latran. Et à l’heure ou le Président Français ne sait plus par quel bout stopper sa dégringolade de popularité dans les sondages, le recours à la religion est aussi un excellent détournement de sens pour occulter les vrais problèmes qu’il doit affronter.

D’autant que dans la période électorale actuelle, municipales oblige !, ce vieux briscard de la politique cherche à se rallier toutes les voix encore disponibles à l’ultra droite de l’échiquier politique hexagonal, à savoir les catholiques conservateurs et traditionalistes proches non seulement de la galaxie du chouan Philippe De Villiers mais aussi et surtout, les plus nombreux, ceux de la mouvance du Front National, sensibles plus que jamais à un appel au sursaut d’une civilisation de chrétienté au regard de la menace des barbares de la modernité et des ayatollahs de l’Orient devenus à leurs yeux complètement incontrôlables.

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